Performance Max : le rapport produits intègre désormais tous les réseaux

16 juillet 2026
Rapport produits Performance Max élargi à tous les réseaux Google
Notez cet article

Google a élargi le rapport par produit des campagnes Performance Max. Depuis le 15 juin 2026, ce rapport produits Performance Max intègre les données de tous les réseaux de la campagne, et non plus seulement celles du Réseau de Recherche et de Shopping. Résultat : beaucoup d’annonceurs voient leurs impressions, clics et coûts par produit grimper d’un coup, sans que les performances aient réellement changé.

Si vous avez constaté un saut dans vos rapports produits entre mai et juillet, c’est très probablement l’explication. Avant de tirer la moindre conclusion sur vos best-sellers, il faut comprendre ce qui a bougé.

Qu’est-ce qui change dans le rapport produits Performance Max ?

Le rapport produits de Performance Max couvre désormais l’ensemble de l’inventaire sur lequel vos produits sont diffusés. Avant la mise à jour, des métriques comme le coût ou les conversions par produit ne reflétaient que les diffusions sur le Réseau de Recherche et les campagnes Shopping standard.

D’après Search Engine Land, le rapport inclut maintenant les données produits issues :

  • de tous les réseaux de Performance Max (YouTube, Display, Discover, Gmail notamment) ;
  • des campagnes vidéo YouTube ;
  • des campagnes pour applications ;
  • des campagnes Demand Gen, lorsqu’elles sont reliées à Merchant Center.

Le changement a été relayé par une spécialiste Google Ads qui avait reçu la notification de Google, avec un avertissement clair : préparer les clients à des hausses qui ressemblent à des gains de performance, mais qui viennent uniquement d’une mesure plus large.

Illustration de données produits issues de plusieurs réseaux réunies dans un même tableau, rapport produits Performance Max

Pourquoi vos chiffres ont augmenté sans amélioration réelle

Vos chiffres augmentent parce que le périmètre mesuré s’est élargi ; vos campagnes ne vendent pas forcément davantage. Un produit qui recevait déjà des impressions sur YouTube ou Discover les voit simplement apparaître dans le rapport. Le total au niveau de la campagne, lui, ne change pas : seule la ventilation par produit devient plus complète.

Prenons un exemple fictif pour visualiser l’effet. Un produit affichait 10 000 impressions et 300 € de coût dans le rapport produits en mai, sur le seul Réseau de Recherche. En juillet, il affiche 25 000 impressions et 420 € : la différence peut correspondre entièrement à des diffusions Display et YouTube qui existaient déjà, mais n’étaient pas attribuées au produit.

La conséquence la plus sensible concerne les comparaisons historiques. Un rapport mois par mois qui chevauche la date du 15 juin compare deux méthodes de mesure différentes. Un ROAS par produit qui baisse peut simplement traduire l’arrivée de coûts Display ou vidéo dans le calcul, avec moins de conversions directes associées.

Besoin d’un expert pour passer à l’action ?

Depuis 2012, je pilote l’acquisition d’entreprises de toutes tailles. Parlons de vos objectifs.

Comment analyser vos produits Performance Max après ce changement ?

La bonne méthode consiste à segmenter par réseau avant de juger un produit. Voici les réflexes d’expert Google Ads que j’applique sur les comptes e-commerce que je pilote :

  1. Utiliser le segment « Réseau (avec partenaires de recherche) » dans le rapport produits, pour isoler ce qui vient de la Recherche et de Shopping et retrouver une base comparable avec la période d’avant.
  2. Annoter la date du 15 juin dans vos rapports et dans vos tableaux de bord, pour que personne n’interprète la rupture comme une évolution de performance.
  3. Recalculer vos seuils de décision produit (exclusion, mise en avant, groupe d’éléments dédié) sur la base Recherche + Shopping si vos règles ont été fixées avant la mise à jour.
  4. Regarder ensuite la part des autres réseaux par produit : un produit qui dépense beaucoup en Display ou en vidéo sans conversion mérite peut-être d’être traité différemment, d’autant que Google teste un curseur de priorisation des canaux dans Performance Max.

Si vous utilisez un tableau de bord Looker Studio alimenté par l’API ou un connecteur, vérifiez aussi que vos graphiques n’additionnent pas des données produits avant et après le 15 juin sans le préciser. C’est le genre de détail que je traite dans mes tableaux de bord Looker Studio.

Quelles erreurs éviter avant d’exclure un produit sur la foi du nouveau rapport ?

Le nouveau périmètre du rapport produits donne envie de faire le ménage dans le catalogue. C’est souvent utile, à condition d’éviter les pièges que je retrouve le plus souvent en reprenant des comptes e-commerce.

  1. Juger une référence sur un mois isolé. Sur un catalogue large, beaucoup de produits ont trop peu de clics pour qu’un ROAS mensuel signifie quoi que ce soit. Je regroupe les petits volumes par catégorie ou par marque avant de trancher, et je n’évalue un produit seul qu’une fois qu’il a accumulé assez de données.
  2. Oublier le rôle du produit dans le panier. Un article d’appel peu rentable en direct peut déclencher des commandes plus larges. Avant d’exclure, je regarde ce qui a réellement été acheté après un clic sur ce produit, quand le suivi des conversions remonte le détail du panier.
  3. Laisser tourner des règles calibrées sur l’ancien périmètre. Les scripts et les étiquettes personnalisées du flux qui classent les produits en « performants » ou « à couper » reposent sur des seuils de ROAS. Fixés avant l’élargissement, ces seuils peuvent faire basculer d’un coup des dizaines de références dans la mauvaise catégorie.
  4. Confondre visibilité et rentabilité. Un produit qui cumule des impressions YouTube ou Discover sans conversion directe n’est pas forcément inutile, mais il ne doit pas absorber le budget sans contrôle. Je préfère l’isoler dans une campagne dédiée, avec son propre objectif, plutôt que de l’exclure sèchement.
  5. Additionner les campagnes sans le signaler. Le rapport peut désormais intégrer des données issues de Demand Gen ou de campagnes vidéo reliées au Merchant Center. Un tableau consolidé par produit doit préciser l’origine des chiffres, sinon on attribue à Performance Max ce qui revient à une autre campagne.

Mon ordre de travail ne change pas : stabiliser la lecture, recalculer les seuils, puis seulement toucher à la structure. Inverser ces étapes, c’est prendre une décision de catalogue sur une base de mesure que personne n’a encore relue.

Mon avis : une vraie avancée de transparence

C’est une bonne nouvelle, et je la place parmi les améliorations de reporting Performance Max les plus utiles de ces derniers mois. Depuis le lancement de Performance Max, l’un des reproches majeurs était l’opacité sur ce qui se passe hors de la Recherche. Voir enfin le coût réel d’un produit sur l’ensemble des réseaux permet de prendre de meilleures décisions de catalogue.

Le revers, c’est le risque de mauvaise lecture. J’ai déjà vu, sur d’autres changements de mesure, des décisions prises trop vite sur la base d’une « hausse » qui n’en était pas une. Mon conseil : ne modifiez pas votre structure de campagne dans les semaines qui suivent, laissez passer un cycle complet de données sur le nouveau périmètre, puis réévaluez vos produits.

Pour aller plus loin sur la structuration d’un compte e-commerce, je détaille ma méthode dans mon accompagnement Google Shopping et Performance Max. Et si vos rapports produits vous semblent incohérents, mon audit Google Ads gratuit permet de faire le tri.

Vos rapports Performance Max ont changé et vous ne savez plus quels produits sont rentables ? Contactez-moi, je vous aide à relire vos données produit par produit avec la bonne grille.

FAQ : le rapport produits Performance Max

Depuis quand le rapport produits Performance Max inclut-il tous les réseaux ?

Depuis le 15 juin 2026. Avant cette date, les métriques par produit ne reflétaient que les diffusions sur le Réseau de Recherche et les campagnes Shopping standard.

Mes performances Performance Max se sont-elles améliorées ?

Pas nécessairement. La hausse des impressions, clics et coûts par produit vient de l’élargissement de la mesure. Les totaux de campagne ne changent pas ; seule l’attribution par produit est plus complète.

Comment comparer mes données produits avant et après le 15 juin ?

En segmentant le rapport par réseau et en ne gardant que la Recherche et Shopping pour la comparaison. Pensez aussi à annoter la date dans vos rapports pour éviter les mauvaises interprétations.

Noté 5/5 sur Google

Plus de clients, pas seulement plus de clics.

Google Ads, Meta, SEO et visibilité dans les IA : je pilote votre acquisition avec une méthode éprouvée sur 626 comptes depuis 2012 et 27 M€ de budget publicitaire en 2026.

  • Google Partner Premier 2026
  • Partner Meta
  • Semrush Agency Partner
  • AIclicks Partner